Société des Amis des Arts et du Musée de La Cour d'Or

Visite d'expositions à Nancy 21 février 2019 de 14h à 17h30

 

Visite d'expositions à Nancy

 

21 février 2019 de 14h à 17h30

 

opera de Nancy

 

 

Le 17 novembre 2016, les Amis du musée de la Cour d'Or avait pu visiter, sous la conduite de l’un des ses commissaires Pierre-Hippolyte PÉNET,conservateur du patrimoine, chargé des collections XVème-XVIIIème siècles, l'exposition "La Lorraine pour horizon" au palais des ducs de Lorraine-Musée lorrain.

Les espaces du palais ducal étant fermés pour 3 ans afin de permettre le bon déroulement des travaux de rénovation du musée, l'église des Cordeliers bénéficie depuis le mois de juin d'un nouvel accrochage autour des ducs de Lorraine et notamment du gisant de Philippa de Gueldre récemment restauré.

En outre, depuis le 9 novembre dernier l'exposition Opéra ! Trois siècles de création à Nancy est visible aux Galeries Poirel. Présentée à l'occasion du centenaire de l'Opéra de Nancy, elle permet de retracer l'histoire des salles de spectacle nancéiennes depuis le XVIIIe siècle, principalement l'Opéra du duc Léopold, la Comédie du roi Stanislas et l'Opéra actuel. Elle bénéficie de prêts exceptionnels du Musée du Louvre et de la Comédie Française ainsi que de prêts de costumes et de décors de l'Opéra de Nancy.

La visite est réservée aux membres de la SAAM, à jour de leur cotisation, dans la limites de 25 participants vue la configuration des lieux. Inscription obligatoire.


Rendez-vous le jeudi 21 février 2019 à 14h devant l’entrée de la chapelle des Cordeliers pour la visite (14h-15h30), suivra à 16h celle de l'exposition Opéra à Poirel. (16h -17h30).

 

Rappel des conférences du musée pour le mois de janvier 2019


Jeudi 24 Janvier 2019 : Un regard photographique sur la Grande Guerre. Mise en perspective historique du fonds KM, conférencede Jean-Claude Laparra et Nicolas Czubak.

 

Jeudi 7 Février 2019 Dire la guerre par l’image. La photographie de guerre et ses instrumentalisations de 1852 à 1918, conférence de François Cochet.

 

Dans le cadre de l'exposition

 Splendeurs du christianisme.

Art et dévotions, de Liège à Turin, Xe-XVIIIe siècle 

 

Samedi 26 janvier 2019 : Patrimoine religieux dans le duché de Savoie au Moyen Âge (XIII-XVe siècle) : peinture, sculpture, orfèvrerie, conférence de Simonetta Castronovo, conservatrice des arts décoratif au Palazzo Madama - Museo Civico d'Arte Antica de Turin.

 

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Le culte de Jupiter chez les Médiomatriques par Julien Trapp

 

Le culte de Jupiter chez les Médiomatriques

Les groupes à l'anguipède du Musée de La Cour d’Or

par

Julien Trapp

 

Carte 

Carte du nord-est de la Gaule localisant les groupes à l'anguipède découverts

 Après la conquête des Gaules par César au milieu du Ier siècle av. J.-C., la cité des Médiomatriques, dont le territoire correspond plus ou moins au département de la Moselle et au nord de ceux de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse, est progressivement romanisée. Outre la manière de vivre et l’écriture latine, la religion romaine est progressivement adoptée par les Gallo-romains. Le panthéon romain est vénéré, bien que certaines divinités gauloises, comme Épona, soient tolérées. Jupiter, le dieu suprême de l’Olympe, qui gouverne la terre et le ciel, fait, bien entendu, partie des divinités honorées. Chez les Médiomatriques, son culte semble se faire presque exclusivement à travers certains monuments appelés « groupes de cavalier à l’anguipède », étudiés récemment par Florian Blanchard.

 

              Des monuments représentatifs du culte de Jupiter

chez les Médiomatriques

 

Le culte de Jupiter est très répandu dans la cité des Médiomatriques, comme en attestent les 487 témoignages iconographiques lapidaires identifiés. En Gaule, les représentations du dieu sont diverses : images en pied (Iuppiter stator, tonnans et fulgurator), images de Jupiter trônant (Iuppiter capitolinus), colonnes jupitériennes ou Jupiter à la roue, rappelant le dieu celtique du Ciel et de l’Orage, Taranis. Toutefois, la plus largement répandue en Gaule belgique est celle du cavalier à l’anguipède, apparue entre la fin du Ier et le début du IIe siècle apr. J.-C.[2]. Ces groupes se retrouvent essentiellement dans le nord-est de la Gaule, notamment chez les Médiomatriques, les Trèvires et dans les Germanies. Sur les 262 groupes sculptés découverts en Gaule, une cinquantaine est attestée chez les Médiomatriques. Le Musée de La Cour d’Or en conserve neuf, tandis que vingt-neuf autres sont répartis dans d’autres musées de la région Grand-Est et douze sont réputés perdus.

 

Saint Jean Kourtzerode

Fig.2. Cavalier découvert à Saint-Jean-Kourtzerode (Moselle)

(inv. 2012.0.129-E4507) 

Les exemplaires conservés à Metz ont été, pour la plupart, découverts pendant la période de la première Annexion (1871-1918) et ont été référencés dans le cinquième tome du Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la Gaule romaine rédigé en 1913 par Émile Espérandieu. Ils se présentent sous différentes formes. Pour les groupes mis au jour à Saint-Jean-Kourtzerode en 1850  (fig. 2) et à la Valette en 1902  (fig. 3), seul le cavalier a été conservé. Parfois, c’est uniquement le cheval qui a été retrouvé, comme au Hérapel (fig. 4) et à la Valette  (fig. 5). À Uckange, en plus du cheval, une partie de la tête du cavalier a été mise au jour (inv. 2012.0.130-E8437) (fig. 6). La découverte de colonnes ou de bases de colonne flanquées de l’inscription I O M, Iovis Optimvs Maximvs (« à Jupiter le meilleur et le plus grand »), comme à Metz ), laisse présager l’existence de groupes à l’anguipède. Enfin, la base octogonale aux sept dieux mise au jour à Havange en 1817 (inv. 2012.0.22-E4414) pourrait également appartenir à un groupe au cavalier à l’anguipède. Mais la plus complète et la mieux documentée demeure celle découverte à Merten en 1878 (2012.0.126-E4425).

 

La Valette 

Fig.3. Cavalier à l'anguipède mis au jour dans la forêt de la Valette (Moselle) 

(inv. 2012.0.127) (cl. L. Kieffer – Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole)

Hérapel

Fig.4 Cavalier découvert au Hérapel (Moselle) (inv. 2013.0.1141)

(cl. L. Kieffer – Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole)

Cheval

Fig.5. Cheval appartenant  à un groupe à l'anguipède provenant de la forêt de la Valette (Moselle)

(cl. L. Kieffer – Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole)

(inv. 2013.0.123)

Jupiter

Fig.6. Tête de Jupiter appartenant au groupe à l'anguipède découvert à Uckange

(cl. L. Kieffer – Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole)

(inv.2012.0.130)

La majorité des groupes sont sculptés dans des matériaux locaux (grès, calcaire). Ils ont été découverts dans la partie orientale de la cité des Médiomatriques, à l’est de Metz-Divodurum. Les trois principales zones sont localisées entre les Vosges et Sarrebruck, entre la Nied et la Moselle, ainsi qu’à l’ouest, dans le secteur de Senon. Leur répartition met à mal les hypothèses qui voient l’érection de ces monuments aux frontières de l’Empire romain. Leurs contextes de découverte sont tant collectifs que privés, des sanctuaires ruraux, mais aussi des agglomérations et des domaines agricoles[3]. La diversité de leurs implantations – près des routes, des points d’eau, sanctuaires, habitats privés, cours de ferme, sites artisanaux) –  ne permet pas d’envisager une fonction claire. Néanmoins, leur composition est presque toujours similaire.

 

   Une composition idéale

 

La composition de ces colonnes est souvent la même et le groupe de Merten peut être considéré comme idéal(4) (fig. 7). Les colonnes sont souvent érigées sur un double piédestal et sont couronnées d’un groupe représentant un cavalier chevauchant un anguipède, créature mythologique. Ce double piédestal se compose d’un premier socle parallélépipédique dont les faces portent un relief divin, qualifié de pierre à quatre dieux. Ce socle est décoré par des images divines, dont les combinaisons sont très diverses au regard des différentes divinités représentées, mais la majorité des pierres à quatre dieux présentent une combinaison associant Junon, Minerve, Mercure et Hercule. Chez les Médiomatriques, la colonne de Merten est un des rares exemples proposant sa base.

Puis, celui-ci est surmonté d’un socle octogonal, présentant généralement les divinités de la semaine. Même si nous ne disposons plus que de cet élément à huit faces, il est probable que l’autel d’Havange appartenait à un groupe à l’anguipède. Mais l’élément central est la colonne sur laquelle repose le groupe sommital. La plupart des fûts ne sont pas lisses[5]. Ils sont généralement ornés d’un décor, souvent des feuilles imbriquées, comme c’est le cas pour la colonne estampillée « I O M » découverte à Metz.

Le chapiteau surplombant le fût est particulier à cette série de monuments. L’ordre architectural caractéristique est corinthien avec plusieurs rangées de feuilles d’acanthe superposées et de grandes volutes aux angles. On y retrouve parfois quatre visages masculins et féminins symbolisant les âges de la vie ou les saisons.

Ces colonnes sont conçues comme des supports dont la vocation est avant tout de mettre en valeur le groupe sommital, l’association Jupiter/Anguipède. Il existe deux grandes catégories de représentations : Jupiter accosté d’un anguipède et les cavaliers à l’anguipède que l’on retrouve abondamment chez les Médiomatriques. Jupiter est représenté comme un cavalier lancé sur sa monture au galop. Celle-ci se cabre contre la créature terrassée par son poids.

Cet ensemble véhicule un véritable message religieux, mais aussi politique, qu’il convient d’aborder à travers l’exemple de la colonne de Merten.

 

La colonne de Merten

 

Le groupe au cavalier à l’anguipède découvert à Merten est sans doute l’un des plus représentatifs du monde romain et peut être qualifié de type canonique avec celui d’Heddenheim, près de Francfort en Allemagne.

Cette colonne a été découverte brisée en 1878 à Merten, dans le nord de la Moselle, lors du creusement d’un puits. À partir de son exemple, il est possible d’esquisser la fonction et le message véhiculé par un tel monument. Haute d’environ 12 m, cette ronde-bosse a été sculptée dans un matériau local, le grès. Elle est généralement datée du IIIe siècle apr. J.-C.[6].

Sa base est une pierre à quatre dieux reconnaissables grâce à leurs attributs : Minerve est casquée avec une chouette à ses côté ; Junon porte un diadème et un sceptre ; Apollon est flanqué d’une lyre ; Hercule porte la léontée et l’extrémité de sa massue est visible. On retrouve ainsi la triade capitoline (Jupiter, Junon et Minerve) élargie avec la présence d’Hercule, divinité très populaire chez les Gallo-romains. Celui-ci exprime une des valeurs symboliques constitutives de la société gallo-romaine, à savoir l’importance de l’armée et de la victoire militaire[7]. Ils sont placés sous la tutelle de Jupiter qui vient renforcer ce prestige.

  

Merten

 Fig.7. Essai de reconstitution de la colonne de Merten

(cl. L. Kieffer – Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole)

(Inv.2012.0.126)

Cette base est surmontée d’un tambour octogonal supportant le fût de la colonne. Très abîmé, il semblait présenter les sept divinités de la semaine (Diane, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne et Apollon), comme sur l’autel d’Havange (fig. 8). Un huitième personnage, aujourd’hui disparu, posé sur un globe, pourrait correspondre à une Victoire, faisant écho à celle découverte dans le quartier du Sablon à Metz en 1882. L’association de ces divinités vient rappeler que le temps cyclique de la semaine est placé sous la tutelle jovienne[8]. L’organisation du temps humain est une des fonctions de Jupiter qui maintient et perpétue ce cycle temporel.

 

 

Havange

Fig.8.Base octogonale aux divinités dela semaine appartenant peut-être

à un groupe à l'anguipède provenant d'Havange

(Inv.2012.0.22). (cl. L. Kieffer – Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole)

 

Puis, la colonne est surplombée par un chapiteau orné de feuilles d’acanthes, laissant penser aux allégories des saisons, personnalisées par des têtes sculptées, vêtues différemment. Au sommet, un homme barbu, portant un vêtement militaire, maîtrise un cheval qui se cabre sur un anguipède.

Cette scène rappelle de prime abord le combat entre Jupiter, divinité suprême céleste, et une ou plusieurs créatures chtoniennes monstrueuses. Les anguipèdes sont des créatures à la fois humaines dans la partie supérieure de leur corps et serpentiformes dans leurs membres inférieurs. Les anguipèdes sont des êtres hybrides dans la mythologie gréco-romaine, les adversaires traditionnels des Olympiens, dieux protecteurs de l’ordre cosmique. Ils sont les descendants du Chaos originel, que Zeus/Jupiter a maîtrisé pour assurer la succession des phénomènes permettant la vie humaine. Ce motif de combat est un thème populaire qui imprègne plus fortement la culture romaine à partir du règne d’Antonin le Pieux (138-161).

Cette représentation de Jupiter pourrait être une survivance du dieu celte Taranis luttant contre les forces du chaos. La représentation de Jupiter à cheval reflète très probablement la prépondérance sociale des equites dans l’organisation sociale et dans la culture gauloise, ainsi que les progrès constants et indispensables de la cavalerie contre les cavaliers des tribus germaniques, perpétuant ainsi dans l’esprit des habitants la dignité du cheval à l’époque romaine. Les magistrats et les rois des peuples gaulois étaient avant tout des chefs de guerre. Le chef des cavaliers l’était plus encore Le cheval symbolise sociologiquement les valeurs de pouvoirs, d’autorité, de puissance militaire et d’action bienfaisante au sein de la culture gallo-romaine[9]. Le cheval exprime ici une fonction du dieu, une fonction plus globale : il est engagé dans un combat, dans une lutte qui se déroule au profit de l’humanité. Aidé de sa monture, Jupiter tient en échec les forces malfaisantes.

Ainsi, on peut voir dans cette représentation une allégorie de la victoire d’un monde civilisé sur un monde barbare. Néanmoins, bien que cette hypothèse soit envisageable pour les découvertes faites à proximité du limes, ce n’est pas forcément le cas chez les Médiomatriques, dont le territoire est à plus de 200 km de la frontière de l’Empire. Peut-être faudrait-il y voir un Jupiter, dieu du Ciel, protecteur de domaines agricoles qui fait tomber la pluie et favorise les récoltes.

Le culte de Jupiter perdure jusqu’à la fin de l’Antiquité, avant d’être supplanté par le christianisme à partir des IIIe-IVe siècles. À partir de là, les colonnes à l’anguipède semblent avoir été détruites. Certaines ont pu l’être en raison du message politique et religieux qu’elles véhiculaient, notamment après l’édit de Thessalonique décrété par l’empereur Théodose en 380 qui fait du christianisme la religion officielle de l’Empire. Pourtant, cela ne semble pas aussi clair pour certains cas médiomatriques. La colonne de Merten a été brisée méthodiquement en plusieurs centaines de fragments et ensevelie dans une fosse carrée de deux mètres de côté et de 4 mètres de profondeur. Son ensevelissement pourrait être le résultat d’une dépose votive, peut-être à la suite d’un effondrement. A moins qu’elle fut simplement due à une vétusté menaçante. Peut-être s’agit-il aussi d’un enfouissement rituel plutôt que d’une destruction violente et soudaine liées aux incursions franques[10], car, comme le note Auguste Prost au moment de la découverte : « tous ces fragments étaient réunis dans un espace resserré comme si on les eût enfoncés dans un trou pratiqué à cette intention[11] ». Mais cette représentation d’une divinité dominant une créature malfaisante sera reprise au Moyen Âge, comme avec celle de l’archange Saint Michel et de Saint Georges, terrassant le dragon, allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le démon.

Bibliographie

Isabelle Bardiès-Fronty, « Colonne de Merten / colonne avec cavalier à l’anguipède », dans Isabelle Bardiès-Fronty (dir.), Musées de Metz : dossiers d’œuvres, Metz, Musée de La Cour d’Or, 2007, 127 p.

Florian Blanchard, Jupiter dans les Gaules et les Germanies : du Capitole au cavalier à l’anguipède, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, 204 p.

Jeanne-Marie Demarolle, « Les Médiomatriques et le sacré », dans Pascal Flotté et Matthieu Fuchs (dir.), La Moselle, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettre, « Carte archéologique de la Gaule ; 57/1 », 2004, p. 125-135.

Auguste Prost, « Une découverte archéologique à Merten, près de Metz », dans Revue archéologique, 2e série 35, p. 199, 269-270.

 

[1] Blanchard 2015.

[2] Ibid., p. 47.

[3] Demarolle 2004, p. 128.

[4] Blanchard 2015, p. 47.

[5] Ibid., p. 51.

[6] Bardiès-Fronty 2007, p. 31.

[7] Blanchard 2015, p. 48.

[8] Ibid., p. 49.

[9] Ibid., p. 107.

[10] Ibid., p. 143.

[11] Prost 1878, p. 270.

Visite privilège de l'exposition : splendeurs du christianisme

 

Jeudi 18 octobre à 17h

 

Visite privilège de l'exposition d'art sacré

sous la conduite des trois commissaires de l'exposition

Anne Adrian, Catherine Guyon et Frédéric Texier

 

  

Splendeurs du christianisme.

Art et décorations de Liège à Turin,

Xème-XVIIIème siècle

 

 

Attention : la visite est réservée aux membres de la SAAM qui seront inscrits avant le 14 octobre, délai nécessaire pour organiser trois groupes sans perdre de temps. Le rendez-vous est fixé à 16h45 dans l’entrée du musée, avant la fermeture habituelle du musée à 17 heures.

 

 

Berceau 

 

Conférence 

En passant par la Lorraine ! Art sacré de Liège à Turin, Xe-XVIIIe siècles, par les trois commissaires de l’exposition. Grenier de Chèvremont, entrée libre. 

Vous pouvez inviter vos amis !

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Invitation vernissage mardi 2 octobre 2018

 

Invitation

 Vernissage

Musée de La Cour d'or

Mardi 2 octobre 2018 à 17h00 

 

invitation

 

L’exposition présente une sélection d’une centaine d’œuvres des époques médiévale et moderne, issues de collections publiques (musées, bibliothèques et trésors d’églises) de Liège à Turin, dans des territoires correspondant à l’ancienne Lotharingie et « Dorsale Catholique ». (Connaissance des Arts)

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Voyage de la SAAM à Milly-la-Forêt, Barbizon, Provins, Nogent-sur-Seine

 

Milly la Forêt

 

La maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt

 

L'Age mûr selon Camille Claudel

L'Age mur de Camille Claudel

 

L'oeuvre de Camille Claudel

L'Oeuvre de Camille Claudel  

Maison de Millet 

La Maison et l'atelier de Jean-François Millet à Barbizon

 

Les remparts de Provins 

Le groupe au pied des remparts de Provins

Photographies Christian Jouffroy

 

Pour voir plus de photos : consulter l'album

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Les Devilly et la vie culturelle au XIXème siècle par Michel Seelig

 

22 février 2018 à 18h

Grenier de Chévremont

 

Les Devilly et la vie culturelle au XIXe siècle

Conférence présentée par 

 

Michel SEELIG

 

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Si l’on évoque ces Messieurs de l’École de Metz, comme écrivait Charles Baudelaire en 1845, on pense à Maréchal, aux Hussenot père et fils, ou à Migette. Dans son récent ouvrage sur l’École, Christine Peltre ne consacre que deux petits paragraphes à Théodore Devilly.

Devilly ne serait-il que ce Grand mauvais sujet du dessin publié par l’Illustration pour le Salon de 1845 ?  Ou ne faudrait-il retenir que son œuvre de directeur de l’École des Beaux-Arts de Nancy, après 1870 ?

Michel Seelig a pu acquérir une toile et plusieurs œuvres graphiques de l’artiste, il en a fait don à la Cour d’Or. Il présentera dans sa conférence sa vision d’amateur du maître que fut Théodore Devilly, en particulier de son œuvre graphique. Il évoquera aussi son père et son grand-père, libraires-éditeurs messins et leur rôle dans la vie culturelle.

 

Entrée libre

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Les voeux du président et de la SAAM

 

Chers Amis des Arts et du Musée de La Cour d’Or,

 la Société des Amis des arts et du Musée de La Cour d’Or

et ses administrateurs vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2018.

Que cette nouvelle année vous apporte tout le bonheur auquel vous aspirez.

  

 

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Nous espérons avoir l’occasion de vous accueillir régulièrement lors de l’une ou l’autre des manifestations que nous avons préparées à votre intention. Vous en retrouverez le programme sur le blog amisdelacourdor.canalblog.com, dans notre revue Chancels et, par téléphone au 07 83 01 57 79.

Notre voyage traditionnel nous emmènera les samedi 2 juin et dimanche 3 juin 2018 (au lieu des 9 et 10 juin, prévus initialement) à Milly-la-Forêt, Barbizon, Provins et Nogent-sur-Seine pour découvrir le nouveau musée Camille Claudel. Le programme complet du voyage avec le tarif prévisionnel est annexé à ce courrier. Je vous invite à vous inscrire assez rapidement auprès de l’agence de voyage car les places seront limitées à 45 personnes.

Vous avez toutes et tous constaté que le temps passe toujours trop vite. Et peut-être n'avez-vous pas encore retourné votre cotisation. Pourtant votre participation financière est essentielle pour accompagner le dynamisme de la SAAM et participer au rayonnement du patrimoine messin.

Si c’est le cas, je me permets de vous adresser en pièce jointe un bulletin de cotisation pour l'année 2018, à renvoyer avec votre chèque à la SAAM, 2 rue du Haut Poirier, 50000 Metz. Si vous avez déjà renouvelé votre adhésion pendant ou depuis l’assemblée générale, merci de ne pas tenir compte de ce rappel.

Dès que votre cotisation sera enregistrée, vous recevrez un reçu fiscal 2018, votre (ou vos) étiquette annuelle à coller sur votre carte de membre et un bon qui vous permettra de retirer à l’accueil du musée votre exemplaire de la revue Chancels.

Si vous avez opté pour le retrait de tous ces éléments au musée, il vous suffira de vous y présenter ; vos documents vous y attendent dès maintenant.

Enfin, si vous n’avez pas encore votre carte plastifiée de membre de la SAAM ou si vous l’avez perdue, merci de nous le signaler par courriel. Nous vous en établirons une autre qui sera à votre disposition à l’accueil du musée.

Pour terminer, je vous rappelle que notre prochaine conférence se tiendraau Grenier de Chèvremont le jeudi 18 janvier 2018 à 18 heures (entrée libre) : Archéologie de quelques villages lorrains : ce qui reste quand tout est oublié

 

Bonne année à toutes et à tous, à très bientôt, cordialement.

Christian Jouffroy

 

pour télécharger un bulletin d'adhésion un clic sur Bulletin adhésion 2018

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03 janvier 2019

Le plat de reliure d'Adalbéron II par Anne Adrian

 

Le plat de reliure d'Adalbéron II

par

Anne Adrian 

 

Un chef-d’œuvre du musée de La Cour d’Or

Œuvre insigne des collections du musée, le plat de reliure dit d’Adalbéron II est rattaché au nom de l’évêque de Metz (984-1005), commanditaire de cet ouvrage précieux. Sculptée dans l’ivoire d’éléphant, cette petite plaque devait orner la partie centrale de la reliure supérieure d’un évangéliaire.

 

Plat de reliure

[Fig. 1]

Plat de reliure d’Adalbéron II

15,4 x 9,3 cm x 1,2 cm

Inv. 3550

© Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole

 

Elle représente aujourd’hui l’unique vestige du livre liturgique longtemps conservé à la sacristie de la cathédrale Saint-Etienne de Metz, selon le témoignage d’historiens[1], mais dont nous avons perdu la trace. Les reliures du haut Moyen Âge ne nous sont en effet pas toujours parvenues complètes, c’est-à-dire composées de leur ornement d’ivoire inséré dans une monture en orfèvrerie ponctuée de pierres précieuses, souvent d’un luxe inouï. Ainsi, le célèbre Sacramentaire de Drogon élaboré à Metz vers 845-855, sous l’impulsion de l’archevêque messin éponyme, a été remonté au xvie siècle dans une nouvelle reliure. Les Evangiles de Drogon, autre splendide manuscrit messin lié à son mécénat et aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France (Paris), est composé des plaques d’ivoire originales, dont l’une est insérée dans une monture d’orfèvrerie du XIe siècle[2].

La plaque d’Adalbéron II fut acquise par la ville de Metz en 1833, lors de la vente de la collection du baron Marchant, numismate et ancien maire (1805-1816), qui avait reçu l’objet d’un chanoine de la cathédrale. Depuis son entrée dans les collections du musée messin, une littérature assez abondante atteste l’importance de l’objet[3].

 

Une création autochtone ? Un ivoire probablement lotharingien

 

La représentation figurée sur cet ivoire est celle d’une Crucifixion en présence des personnages pour beaucoup déjà convoqués dans des créations de l’époque carolingienne : le sculpteur a exercé son talent dans la grande tradition de l’art de l’ivoire et de l’enluminure, dans laquelle s’illustrait Metz depuis l’époque de Drogon. Bordée d’un cadre de feuilles d’acanthes, la Crucifixion s’inscrit ainsi dans la mouvance de l’art précieux suscité par les commandes impériales, avec les détails de son iconographie « à caractère cosmique » -selon l’analyse et les termes de deux historiens spécialistes des ivoires de cette période[4].

Deux anges issus de nuées bordant les médaillons allégoriques du Soleil, à gauche et de la Lune, à droite, se penchent vers le titulus, l’écriteau placé au-dessus de la tête de Jésus. Le Christ crucifié est entouré, de part et d’autre, de l’Eglise recueillant dans un vase le sang du Christ, aux côtés de la Vierge, et de la Synagogue. Celle-ci se détourne du Christ et plante le gonfanon au sol, près de saint Jean. Les soldats Longin, tenant la lance ayant percé le flanc du Christ, et Stéphaton, portant au bout d’un bâton l’éponge vinaigrée, occupent le registre inférieur, flanqués de ressuscités encore enveloppés de leurs linceuls et sortant d’édicules à coupoles. Aux deux derniers registres prennent place les quatre évangélistes, puis les personnifications de l’Océan, à gauche, et de la Terre, à droite.

Commandé par Adalbéron II, neveu d’Hugues Capet et parent d’Otton III, l’ouvrage précieux relève d’un contexte de production imprégné de l’art des ivoiriers à l’époque de Charles le Chauve. Ces créations issues de l’entourage du souverain et des ateliers de la « seconde école de Metz », sont aujourd’hui plus justement qualifiées de lotharingiennes[5], en raison de l’activité des ivoiriers travaillant aussi pour d’autres centres artistiques de Reims à Trèves. En un contexte de raréfaction du matériau[6], le talent de l’ivoirier d’Adalbéron, anonyme, se laisse apprécier dans la clarté de la composition, l’extraordinaire miniaturisation des personnages et la finesse d’exécution du décor.

 

L’originalité iconographique

 

L’iconographie présente plusieurs originalités : le dessin souple du corps du Christ, bras légèrement pliés et visage tourné vers la droite, et surtout les évangélistes zoocéphales, exemple précoce de ce type de représentation[7]. Plus inédite encore au sein du corpus des crucifixions carolingiennes, est sans doute la figuration d’Adam et Eve, fort habilement logés entre la croix et une colonne à chapiteau corinthien au fût délicatement orné de rinceaux. Eve agenouillée prend la pomme dans la gueule du serpent dont les anneaux s’enroulent autour de l’arbre de la connaissance, au côté d’Adam, tête dans la main. Cette présence met l’accent sur la Rédemption, thème central de l’ivoire d’Adalbéron[8].

 

Adam et Eve

[Fig. 2]

Détail : Adam et Eve

© Laurianne Kieffer, Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole

 

La colonne constitue vraisemblablement l’innovation la plus notable. C’est sans doute investi d’une intention singulière que l’évêque s’est fait portraiturer dans une fenêtre carrée au bas de cette colonne supportant la croix. La dédicace adalbero/crucis/xpi/servus, lisible dans ce cadre, semble s’inscrire en écho à la mention latine du titulus sommant la croix : ihs(us) nazaren(us)/rex/iudeoru(m). Cette représentation renvoie peut-être à une symbolique particulière assumée par le commanditaire. Elle a pu aussi être mise en relation avec l’érection, à la même époque, de monuments spécifiques : croix monumentale en bronze à la cathédrale de Cologne, commandée par l’archevêque Gero peu avant 976 et liée à une sépulture ; colonne de bronze autrefois surmontée d’une croix réalisée pour l’évêque Bernward (993-1022) dans l’église Saint-Michel de Hildesheim[9].

Des liens stylistiques existent ainsi entre la sculpture miniaturiste sur ivoire et la sculpture monumentale, qui vit un apogée à l’époque romane avec d’impressionnantes statues de Christ. Ces œuvres nées dans l’Empire germanique semblent s’être inspirées des ivoires pour le dessin de la silhouette sinueuse du Christ, affaissé sur la croix (cathédrales de Cologne et de Hildesheim) et non plus victorieux, comme sur la croix de Gero.

 

Des expositions d’envergure internationale

 

Le caractère exceptionnel de l’objet explique les demandes de prêts régulièrement adressées au musée de Metz : exposé au musée des Arts décoratifs à Paris en 1948, au titre des « chefs-d’œuvre de l’art alsacien et de l’art lorrain »[10], l’ivoire d’Adalbéron a figuré plus tard dans de grandes expositions d’art médiéval organisées par des musées allemands (Rhin-Meuse. Art et Civilisation, 800-1400, Cologne, 1972 ; Bernward von Hildesheim und das Zeitalter der Ottonen, Hildesheim, 1993).

En 2017, le prêt de ce chef-d’œuvre au musée Rolin à Autun, à l’occasion de l’exposition Eve ou la folle tentation, s’inscrit dans une perspective similaire : contribuer à une réunion d’œuvres majeures qui permet d’éclairer un contexte de création artistique exceptionnel. Cette exposition est ainsi centrée sur le linteau de la tentation d’Eve, conservé au musée Rolin et récemment restauré. Présenté en avant-première au Musée du Louvre, ce chef-d’œuvre de la sculpture romane constitue le pivot de l’exposition organisée à Autun du 22 juin au 9 octobre 2017. Le choix d’y montrer l’ivoire d’Adalbéron se justifie par l’iconographie atypique d’Adam et Eve -ainsi que nous l’avons souligné- et par l’écho que trouve cette œuvre aux côtés d’autres, prestigieuses aussi, empruntées à de grands musées européens.

A Metz, la plaque d’Adalbéron trouva bonne place dans Le chemin des reliques[11], et pourrait un jour constituer l’un des fleurons d’une exposition dont l’ambition s’assigne le rassemblement des splendeurs de l’ivoirerie lotharingienne, aujourd’hui dispersées entre la Bibliothèque nationale de France, des musées français, londoniens et allemands, et jusqu’au Metropolitan Museum de New York.

 

 



[1] Charles ABEL, « Essai sur d’anciens ivoires sculptés de la cathédrale de Metz », Mémoires de la Société d’archéologie et d’histoire de la Moselle, 1868, p. 249-254.

[2] Charlotte Denoël et Marie-Pierre Laffitte, Trésors carolingiens. Livres manuscrits de Charlemagne à Charles le Chauve, Bibliothèque nationale de France, 2007, p. 200-203.

[3] Pour les auteurs lorrains : Karl Kraus, Kunst und Altertum in Elsass-Lothringen III, 1889, p. 580-583 ; Adolf Goldschmidt, Die Elfenbeinskulpturen aus der Zeit der Karolingischen und Sächsischen Kaiser, I, 1914, n°78, pl. XXXII ; Henri Tribout de Morembert, « Les Ivoires carolingiens des écoles de Metz », Patrimoine et Culture en Lorraine, 1980, p. 157-163 ; Monique Sary, « Plaque d’ivoire sculptée pour l’évêque Adalbéron (Xe siècle) », Metz enluminée, 1989, p. 184, n°39.

[4] Danielle Gaborit-Chopin, La France romane au temps des premiers Capétiens (987-1152), Paris, musée du Louvre, 2005, p. 55, n°5 et Rainer Kahsnitz, Bernward von Hildesheim und das Zeitalter der Ottonen, Hildesheim, 1993, IV-40, p. 199-201.

[5] Danielle Gaborit-Chopin, Ivoires du Moyen Âge occidental, 1978, p. 68 et 87-88, n°107-108.

[6] Jean-Pierre Caillet, « Metz et le travail de l’ivoire », in Dominique Iogna-Prat et Jean-Charles Picard (éd.), Religion et culture autour de l’an 1000. Royaume capétien et Lotharingie, actes du colloque Hugues Capet, 987-1987. La France de l’an mil, 1990, p. 317-319.

[7] Danielle Gaborit-Chopin, op.cit., 2005, p. 55.

[8] Jean-Pierre Caillet, « Ivoire au nom d’Adalbéron », in Le chemin des reliques. Témoignages précieux et ordinaires de la vie religieuse à Metz au Moyen Âge, Metz, musées de la Cour d’Or, 2000, p. 56-58, n°28.

[9] Rainer Kahsnitz, Bernward von Hildesheim und das Zeitalter der Ottonen, Hildesheim, 1993, IV-40, p. 200 ; Caillet, ibid., p. 158; Gaborit-Chopin, op.cit., 2005, p. 55.

 

[10] Voir la notice du livret de l’exposition portant ce titre, n°371.

[11] Jean-Pierre Caillet, op.cit., 2000, p. 56-58, n°28.

 

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16 novembre 2018

Conférence jeudi 22 novembre à 18h

 

Jeudi 22 novembre à 18 h

Grenier de Chévremont

Entrée libre

 

Conférence

de

Françoise Clémang, Laurianne Kieffer,

Claire Meunier et Julien Trapp

 

sur le fonds photographique Kriegsmuseum

réalisé pendant le Grande Guerre

en perspective avec les collections militaires du musée

 

 

 

 

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05 novembre 2018

Assemblée générale jeudi 18 octobre 2018

  

Assemblée générale  de la SAAM

Jeudi 18 octobre 2018

 

AG2018

 

  

C

 

Christian Jouffroy, président de la SAAM

 

PhBrunella

Philippe Brunella, directeur du musée de La Cour d'Or

 

JMD

Madame Jeanne-Marie Demarolle

 

loterie

Remise du prix lors du tirage dela loterie

 

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